Beauty, Random

Ma tragédie capillaire

Aujourd’hui, j’te parle de mes expériences capillaires ou « comment perdre considérablement 1/3 de sa masse en deux jours ? » Installe-toi car ça va être looooong.

En 2014, à force de balayages réguliers & sur plusieurs années, j’étais devenue quasiment blonde mais toujours avec des racines bien brunes. J’ai toujours eu une masse de cheveux exagérée, trop à mon goût. Je ne m’en occupais j a m a i s, c’est bien simple, l’après-shampoing je connaissais pas. Tout ce que je faisais dedans c’était des shampoings (ah bon?) et passer le boucleur tous les 2-3 jours mais pourtant ces mutants avaient toujours fier allure !

Un matin d’été, je me suis dit: « pourquoi pas ne pas devenir entièrement blonde ? » « Très bonne idée » « Et si on évitait de payer 150 boules chez le coiffeur ? » « Ouiiiii encore mieux » ! Bref, j’ai donc demandé à une pote de me décolorer les racines pensant obtenir un résultat cool. Lol, tout ce que j’avais, c’était des racines oranges magnifiques ! Voyant le désastre, une autre pote coiffeuse m’a re-décoloré les cheveux avec des produits ultra agressifs qui allaient sans doute me massacrer les cheveux mais l’orange étant, il était impossible pour moi de rester plus longtemps comme ça.

Après la seconde décolo, j’étais blanche en effet, un putain de blanc de sorcière. J’adorais ! Seulement, en enlevant le produit, mes cheveux me venaient déjà par poignées. Voilà, ma descente aux enfers commençait. (Bon ok, ça te parait sans doute abusé mais j’ai enfin expérimenté les pleurs post-coiffeur et je dois dire que cette sensation est vraiment horrible hahaha). A savoir qu’on m’a décoloré avec du 40 volume, ce qui est limite interdit d’utiliser chez un coiffeur « normal » si on veut préserver son cheveux au maximum. Si j’avais été sage, j’aurais fait ça crescendo quite à être rousse un mois.

Me voilà en plein mois d’août slash canicule avec des cheveux blancs arrachés à la racine et ressemblant à du foin. J’ai claqué, je ne sais combien de dollars cet été là dans les produits capillaires mais une fois que ton cheveux est niqué, y a plus rien à faire à part couper. Je dormais avec du conditionner, j’avais acheté des chouchous pour éviter la cassure des élastiques, je vidais des bouteilles d’huiles et quand je m’exposais au soleil, je mettais un drap (on est jamais à l’abri du feu les amis hahaha). Bref, mon copain de l’époque a passé des moments de qualités à me regarder pleurer (paix à ta patience si tu passes par ici 😉 )

Quelques semaines plus tard, je déménageais à Bruxelles et la chute de mes cheveux était enfin terminée. J’me suis renseignée sur de bons coiffeurs spécialistes en nouvelles techniques décolos (car à ce moment, ce n’était pas vraiment courant). Je suis tombée sur Tony & Guy, un salon bien sympathique avec des coiffeurs anglophones stylés maitrisant la technique. J’allais donc refaire mes racines tous les 5 semaines MAX (7 semaines est la durée exact que tu dois attendre – je l’ai su plus tard), j’ai claqué un fric bête sans me poser de questions tant que me cheveux restaient blancs.

Puis j’ai commencé les couleurs, des pointes roses puis des pointes bleues ! Mes cheveux ressemblaient clairement à de la paille mais j’adorais tellement que ça me posait aucun souci. (Avec le pointe bleues, j’ai du tout recouper car impossible de le faire partir, je me suis donc retrouvée avec un joli petit carré  – mais ça m’posait pas de problème). Jusqu’au jour où je me décide de passer au mauve complet juste avant de partir à New-York (encore une brillante idée), je me pointe au salon comme d’hab pour refaire mes racines, on fait la colo mauve, ils rinçent, je suis verteWTF ?? J’étais vraiment pas préparée surtout quand tu t’attends à un joli mauve. Le vert fluo, c’est pas ce qui me faisait rêver pour mes photos à N-Y. On me fait un shampoing américain pour atténuer le vert, je l’étais moins mais le vert était toujours présent. Bref, mode chialiance 2.0 activé. Je crois que ce jour là, mes cheveux sont vraiment passé du côté obscur de la force, j’avais atteint un point de non retour ou je ne pouvais plus jamais faire de décolorations dans mes cheveux pour la simple et bonne raison qu’ils risquaient de tomber si le produit rentrait en contact avec la partie des cheveux déjà décolorées. Soit disant en passant, un p*tain de débile d’apprenti m’a brossé les cheveux sur cheveux mouillés juste après la décolo-colo-shampoing américain. Inutile de te dire qu’il m’a arraché les cheveux au sommet du crâne, j’avais un bel épis qui ne m’a pas quitté pendant des mois. C’était magnifique.

Voilà, après cet épisode, lors d’un passage à Londres (février 2015), je me suis rendue chez Bleach London (Topshop) qui eux sont vraiment ultra collés dans les colos couleurs méga funs, ils m’ont expliqué que je ne pouvais plus décolorer car j’allais vraiment les perdre cette fois. Tout ce que je pouvais faire, c’était des couleurs, attendre qu’ils poussent et puis les couper.

Me voici 2 ans plus tard, débarrassée de mes cheveux décolorés. Il m’aura fallu tout ce temps pour récupérer un carré long. Je peux te dire, après mures reflexions que jamais plus je ne ferai subir ça à mes poils, c’est trop de risques, d’entretiens, de thunes jetées par les fenêtres pour au final galérer pour récupérer ce que j’avais avant. Je pense que les cheveux blancs décolorés longs, ça ne dure qu’un temps et c’est vraiment très dur d’entretien. Peut-être est-ce possible de faire ça dans les règles de l’art ? Mais sur une longue durée, ce n’est pas possible.

J’espère que ça te fera percuter si tu avais l’envie soudaine de te faire des couleurs pour cet été. Maintenant, si tu es blonde de base, ça change tout. Je parle pour celles qui sont brunes comme moi à la base. Mais en résumé : les décolorations niquent les cheveux, c’est tout.

Quelques photos :

Mars 2014

 

Juin 2014

 

Octobre 2014

 

Janvier 2015

 

Février 2015

 

Juillet 2015

 

Novembre 2015

 

Mai 2016

 

Septembre 2016

– FIN DU PÉRIPLE –